La République Démocratique du Congo compte de nombreuses communautés. Chacune se caractérise par des masques au style reconnaissable.
Ce masque est utilisé par la société Ngbaka lors de rituels réservés aux jeunes garçons. Mais il n’est jamais blanc. Une couche de kaolin, sorte d’argile blanche, a été ajoutée dans les années 1990, alors que la masque est arrivé en Belgique à la fin du19e siècle. Au Musée Wittert de l’ULiège, on suppose que cette modification est liée à une erreur d'attribution.
Les Ngil et les Ngbaka vivent tous deux aux abords du fleuve Congo. Mais les Ngil sont les seuls à utiliser des masques teintés de blanc, couleur symbolique, dans leurs rituels funéraires ou rituels de purification.
Cette intervention a peut-être été réalisée dans le but de rendre son aspect originel au masque, mais en l'associant au mauvais peuple. Une intervention problématique car elle modifie la lecture historique de l’objet.
Photo © Christian Du Brulle