Avec "Trezoors" découvrez les pépites des musées universitaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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Smiley inuit
Il faut gravir les 6 étages du Musée L, pour découvrir ce masque en os de baleine, associé aux peuples Inupiaq, les Inuits de la région de Point Hope en Alaska. Objet spirituel, d’une part, dont la fonction est de rendre visibles les esprits et de permettre son interaction avec les humains. D’autre part, objet rituel dicté en rêve aux chamanes et permettant l’incarnation temporaire de l’esprit lors de cérémonie chamanique.
Le « Tumi » qui trépane et qui protège
Les Incas s’y connaissaient bien en médecine. Plus particulièrement dans l’art de la trépanation, qui consiste à percer un trou dans la boîte crânienne. Pour effectuer cet acte chirurgical, les Incas utilisaient un couteau en cuivre ou en bronze à lame semi-circulaire. Surmontée d’un personnage, cet instruments était appelé Tumi. Un exemplaire est présenté au musée de la Médecine de l’ULB.
Des rayures venues du fond des âges
Figé dans la pierre depuis 48 millions d’années, le poisson-lune Mene rhombea, visible à l’Aquarium-Museum de l’ULiège, nous en dit long… grâce à ses rayures. Ce fossile, découvert à Monte Bolca, près de Vérone, en Italie, appartient à une lignée presque entièrement disparue. Aujourd’hui, un seul cousin lui survit : Mene maculata, un poisson tropical de l’Indopacifique.
Et la couleur fut !
En 1857, le physicien allemand Heinrich Geissler souffle un tube en verre qui porte aujourd’hui son nom. Ce tube contient un gaz tel que le néon ou l’argon, l’air ou encore les vapeurs de mercure et ses deux extrémités sont flanquées de fils de platine servant d’électrodes. Les deux fils de platine sont reliés à une machine électrostatique ou à une bobine à induction.
Des morts sous protection
Au musée de la Médecine à l’ULB, le Proche-Orient ancien est illustré à travers des objets relevant de pratiques magiques et religieuses. Entre momies et autres amulettes, un vase funéraire attire l’attention. Datant de la période saïte ( -VIIe — -VIe siècles avant notre ère), ce vase égyptien est orné de quatre visages de la déesse Hathor, réputée pour sa bienveillance envers les vivants, mais encore davantage envers les morts.
Les moulages du Parthénon : mémoire de l’Antiquité
Dans les réserves du Musée L, on peut découvrir des moulages du Parthénon et des célèbres cariatides de l’Érechthéion, des copies qui permettent de voir ces sculptures de près, à hauteur d’œil. Contrairement à ce que l’on imagine souvent, ces statues n’étaient pas toutes blanches : elles étaient à l’origine peintes de couleurs vives, comme beaucoup de monuments antiques ou d’églises anciennes.
Des automates dans les réserves du Musée L
Les réserves du Musée L conservent des objets du XIXᵉ siècle qui témoignent de la fascination de l’époque pour la mécanique et le mouvement : les automates. Ces pièces, souvent complexes et minutieusement conçues, étaient destinées à émerveiller et à surprendre le spectateur, mêlant ingéniosité technique et sens artistique.
Survivre dans l’aridité
La serre désertique du Monde des Plantes de l’Université de Liège est une invitation à explorer les milieux les plus arides de la planète. Elle rassemble une diversité d’espèces adaptées aux conditions extrêmes de régions telles que Madagascar, le désert d’Atacama au Chili, le Chihuahua au Mexique ou encore l’Afrique australe.
L’écorché en relief
Ce modèle d’écorché en relief, fabriqué entre 1870 et 1880, illustre la rencontre entre science et art au XIXᵉ siècle. Conçu par le médecin anatomiste Karl Ernst Bock et le sculpteur Franz Josef Steger, il se compose d’un plâtre polychrome peint à la main. Les artères sont en rouge, les veines en bleu, les nerfs en blanc, tandis que les muscles du visage, du crâne et du cou apparaissent en rouge foncé strié, indiquant le sens des fibres.
L’azurite : pigment et minerai
L’azurite, carbonate de cuivre d’un bleu profond (Cu₃(CO₃)₂(OH)₂), est l’un des minéraux les plus fascinants des collections du Musée de Minéralogie de l’ULB. Sa couleur intense, parfois presque électrique, attire immédiatement le regard et en fait une pièce spectaculaire dans une vitrine.
Pâquerette géante
La pâquerette n’est pas une fleur ! Comme la marguerite ou le tournesol, elle appartient à la famille des composées. La pâquerette est en réalité formée du rassemblement d'une multitude de toutes petites fleurs situées sur un même réceptacle (le capitule). Ainsi ce qu'on prend généralement pour un pétale chez la pâquerette ou le pissenlit est en fait une fleur complète avec des pétales soudés, des sépales, des étamines et un pistil. Les fleurs jaunes intérieures (ici plutôt vertes) produisent le nectar et le pollen, puis une petite graine une fois fécondée.
Un hiver bruxellois
Conservé dans les réserves du Musée L, Le kiosque en hiver (1966) est l’un des tableaux les plus sensibles de Micheline Boyadjian, artiste bruxelloise souvent rangée dans l’art naïf, une étiquette qu’elle n’aimait pas. On observe peu d’éléments sur le tableau, mais une atmosphère puissante s'en dégage : ciel blanc, arbres nus, solitude douce. Comme toujours chez Boyadjian, la simplicité apparente ouvre un espace de rêverie.