Ce bronze d’André Eijberg du jardin des sculptures de l’UCLouvain n’a rien à voir avec un rhino. Il porte le nom d’Océane, une vision synthétique, toute en volupté et courbe du corps de la femme. Ce corps « unique et souverain » auquel il n’a eu de cesse de rendre hommage durant toute sa carrière
Cet artiste belge né en 1929 n’a pas eu un parcours rectiligne et ne s’est mis au bronze qu’à l’âge de 37 ans. Il fait ses débuts dans la céramique avec laquelle il développe un rapport très physique à la terre qu’il va perpétuer avec les autres matières : bronze, granit, marbre, bois, etc.
Son sujet principal est le vivant, même dans ses œuvres abstraites. Il ne cherche pas à représenter fidèlement une personne ou un objet. Son travail consiste à extraire l’essentiel d’une forme. « Mon interprétation n'est pas toujours directement lisible et peut être considérée par beaucoup comme étant abstraite, mais il reste qu'elle s'appuie toujours au départ sur une idée figurative ».
Photos © Christel Buelens