À la fin du XIXᵉ siècle, l’analyse médicale se développe et se dote d’outils permettant un diagnostic plus précis. Les pratiques évoluent et les centrifugeuses sont inventées. Ces machines permettent d’analyser le sang, les urines et les selles. L’analyse des urines devient une pratique courante pour diagnostiquer des pathologies rénales, hépatiques ou encore des infections.
Cette centrifugeuse, exposée dans la salle Albert Couvreur de l’École de pharmacie de l’UCLouvain (sur le campus de Woluwe-Saint-Lambert), est manuelle et actionnée par une manivelle. Son but est de séparer le liquide surnageant des sédiments urinaires: c’est-à-dire les éléments solides comme les cellules, bactéries et cristaux. Le principe est simple. L’échantillon est placé dans des tubes en verre fixés dans le rotor. En tournant la manivelle, la force centrifuge permet de séparer les différents composants.
Albert Couvreur est un pharmacien belge qui se passionna pour l’histoire de sa profession après une carrière en officine, puis dans l’industrie pharmaceutique (Les Établissements Albert Couvreur). Sa collection d’objets et d’ouvrages pharmaceutiques constitue sans aucun doute l’œuvre de sa vie. À sa mort, en 1955, il lègue cet ensemble à l’Université catholique de Louvain.
Le musée Albert Couvreur actuel a été fondé par le professeur Michel Roland, qui, en 1983, est à l’origine de la création du Centre d’études d’histoire de la pharmacie et du médicament (CEHPM). Les conférences de ce centre s’organisent dans la salle Couvreur.
(photos: Zeliedb)