Du sang pour les dieux

24/08/2025


Dans l'Amérique précolombienne, le sang était considéré comme un élixir de jouvence. Il était récolté pour ses vertus régénératrices, pour nourrir les divinités et pour restaurer la santé. On frictionnait par exemple les enfants faibles avec ce précieux liquide afin de les rendre plus forts.

Tous les moyens étaient bons pour le recueillir. Il pouvait être prélevé à la base du nez, une zone particulièrement vascularisée, ou encore au niveau des oreilles, des lèvres et de la langue. Cela explique les multiples déformations observées sur les objets archéologiques. Les phlébotomistes, dont le métier consistait à prélever le sang, utilisaient des morceaux tranchants d’obsidienne, des pointes de porc-épic ou encore des aiguilles de cactus. Ensuite, ils appliquaient de la papaye, dont les propriétés anticoagulantes augmentaient encore la perte de sang.

Les civilisations précolombiennes considéraient avoir une dette de sang envers les divinités, afin de survivre et de préserver leur santé. Les trois principales civilisations de cette époque étaient les Mayas, les Aztèques et les Incas. Elles pratiquaient le sacrifice humain pour obtenir les faveurs de leurs dieux.

Cette pièce, provenant du Mexique et présentée au musée de la Médecine de l’Université Libre de Bruxelles, représente une scène de prélèvement de sang régénérateur par un phlébotomiste.


(photos : Zeliedb)