En 1857, le physicien allemand Heinrich Geissler souffle un tube en verre qui porte aujourd’hui son nom. Ce tube contient un gaz tel que le néon ou l’argon, l’air ou encore les vapeurs de mercure et ses deux extrémités sont flanquées de fils de platine servant d’électrodes. Les deux fils de platine sont reliés à une machine électrostatique ou à une bobine à induction.
Une fois alimenté en électricité, les électrons circulent et entrent en collision avec les atomes du gaz emprisonné. Des lueurs présentant des stratifications brillantes et obscures apparaissent alors dans le tube. La forme, l’éclat et la couleur de ces stries lumineuses sont différentes en fonction de la nature et de la pression du gaz ainsi que des dimensions du tube. Il est l’ancêtre des tubes fluorescents et des néons modernes.
Le tube permet d’étudier les effets lumineux obtenus dans les gaz raréfiés par une décharge électrique. D’abord objet de laboratoire, le tube de Geissler avec ses éclats colorés était exhibé dans les salons bourgeois du 19e siècle.
Le tube de Geissler exposé au MuMons est une pièce créée entre 1880 et 1890 par Richard Müller-Uri, un verrier allemand, fabricant d’instruments scientifiques de la fin du 19e siècle et du début du 20e. Il fournissait la plupart des établissements d’enseignement supérieur à travers le monde.
Photo © Christian Du Brulle


