Dans un parc de 194 hectares au cœur de Bruxelles se cache une cité de métal et de verre pensée par l’architecte Alphonse Balat, l’un des précurseurs du style Art Nouveau. Plus connue sous le nom des serres de Laeken, cette innovation spectaculaire couvre une surface de 1,5 hectares. 15 000 m2 de fleurs et de plantes de tout pays.
Le roi Léopold II, féru de botanique, mandate Balat pour la conception d’un complexe de serres en relation avec le château. C’est en 1874 qu’il entame les travaux du Jardin d’Hiver, la pièce centrale, avec 34 mètres sous le plafond pour abriter les plus grands palmiers. Il faudra une vingtaine d’années pour bâtir l’intégralité des serres.
Les galeries ouvrent sur des salles recréant les conditions idéales pour la croissance des plantes. Près d’un millier d’espèces de palmiers dont certains dépassent le demi-siècle, bananiers, cacaoyers, caféiers, fougères arborescentes, orchidées tropicales, etc., s’épanouissent dans les serres chaudes tropicales. Une zone aride héberge cactus, euphorbes, aloès et autres succulentes. Les agrumes, lauriers, oliviers et collections de bacs se retrouvent dans les orangeries. Avec ses 300 plants dont plus de 100 variétés et cultivars dont certains atteignent les160 ans, la collection de camélias à une valeur historique, esthétique et scientifique en raison de leur patrimoine génétique.
Les serres de Laeken ne sont pas au niveau d’un jardin botanique en ce qui concerne la diversité des espèces. Mais elles constituent une collection patrimoniale riche de quelques milliers de plantes, à valeur historique et esthétique.
Les serres de Laeken sont ouvertes au public mi-avril, pour quelques semaines.
Le Jardin d’Hiver étant en réfection, il ne sera pas accessible. Au fil de nos prochaines publications, nous invitons nos lecteurs et lectrices à découvrir l’un ou l’autre « trezoor » de ce beau patrimoine.
Photo © Christel Buelens



