Trezoors | Les pépites des musées belges
Dailyscience.be
  • Nos Trezoors
  • Archives
  • Les musées
  • A propos
Presque un ananas
Cet enchevêtrement de filaments gris est loin de faire penser à une plante, encore moins à un ananas. Et pourtant, Tillandsia usneoides est une plante à fleurs minuscules de la famille des broméliacées, tout comme l’ananas.

C’est Byzance !
Au vu de cette noisette petite et coriace on ne peut s'exclamer la célèbre phrase signe d'abondance. Il faut d’excellentes dents et donc être écureuils pour la déguster. L’involucre, la membrane qui l’entoure, a la particularité d’être assez épais et élégamment frisotté.

Un drôle d’animal
Mammifère ou végétal ? Ces poils ont tout de la fourrure de l’Orang-Outan. Mais il est très peu probable de rencontrer ce primate dans les serres de Laeken. A bien y regarder, il s’agit d’un végétal et plus précisément de Cibotium regale, une fougère arborescente du Mexique.

Des oranges autrichiennes
Une des salles les plus connues des serres de Laeken est la fameuse orangerie avec ces specimens en pots depuis 280 ans ! Et 280 ans c’est bien plus vieux que la Belgique. Même si Léopold II a beaucoup voyagé pour ramener des variétés du monde entier, il n’avait pas le don de voyager dans le temps.

Du vert dans du verre
Dans un parc de 194 hectares au cœur de Bruxelles se cache une cité de métal et de verre pensée par l’architecte Alphonse Balat, l’un des précurseurs du style Art Nouveau. Plus connue sous le nom des serres de Laeken, cette innovation spectaculaire couvre une surface de 1,5 hectares. 15 000 m2 de fleurs et de plantes de tout pays.

Chiquer c’est chic
Avec un peu d’attention, on remarque, sur le côté droit de la bouche de la statuette, une petite protubérance. Ce n’est en aucun cas un défaut de fabrication, mais la représentation de la boulette de feuilles de coca, mâchées encore aujourd’hui par la population des Andes. En plus de certains bienfaits pour la santé, la coca avait, et a toujours, un rôle central dans la structuration des relations sociales et les rituels.

A bicyclette
Une jeune fille au torse étiré fait du vélo, un moment suspendu immortalisé par Koenraad Tinel. Sculpteur belge contemporain figuratif, Tinel a profondément été marqué par la collaboration de son père avec l’Allemagne nazie. Ce passé familial et la culpabilité n’ont cessé d’influencer son travail artistique tourné vers la mémoire, la fragilité humaine et les relations entre innocence et violence. La Jeune fille au vélo, une sculpture en bronze exposée au Musée L, nous plonge dans l’innocence de l’enfance et la fragilité. Cette œuvre composée d’une combinaison de cercles et triangles, réduisant le vélo à un symbole, suit une logique retrouvée dans la sculpture moderne influencée par le cubisme. Le corps mince et allongé, une tête de petite taille, la verticalité dominante et la surface irrégulière évoquent l’univers de Giacometti sans pour autant que l’on puisse y associer une influence directe. Avec son visage masqué, le personnage…

Blanc par erreur
La République Démocratique du Congo compte de nombreuses communautés. Chacune se caractérise par des masques au style reconnaissable.

En une seule ligne
La Sainte Face est considérée comme le chef-d’œuvre de Claude Mellan, peintre graveur français du 17esiècle. Ce n’est pas le sujet qui le rend exceptionel mais sa technique : cette gravure est réalisée en « taille unique ». Elle est formée d’un seul trait d’une longueur de 150 mètres. Elle part de l’extrémité du nez et se déployant en spirale vers l’extérieur. Une prouesse technique en gravure, où l’on taille une image sur une planche de cuivre à l’aide d’un burin.

Le surfeur argenté
Gudmundur Gudmundsson dit Erró est un peintre islandais né en 1934. Il est le cofondateur du mouvement pictural de la « figuration narrative ». Ce mouvement artistique des années 60 est marqué par un retour à la figuration en opposition à l’abstraction. Son univers se réfère aux Comics books et la vision typée qu’ils livrent de l’Amérique. Erró utilise principalement de la peinture glycérophtalique. Elle donne à l’ensemble de ses œuvres un aspect net et brillant comparable à une image imprimée de Comics.

Z comme Zograscope
Au 18e siècle, regarder une image à travers un zograscope équivalait à aller voir un film au cinéma. Le zograscope est un instrument d’optique sur pied. Il est comporte une lentille grossissante montée dans un cadre rectangulaire et un miroir inclinable. Ce miroir renvoie le reflet de l’image posée au pied du zograscope. Il s’agit le plus souvent des paysages urbains.

De mjw à chat
Qu’ont en commun une chouette, un plumet de roseau et un poussin de caille ? Ils formaient en hiéroglyphe le mot « mjw » vocalisé « miou » et utilisé par les anciens Egyptiens pour désigner leur animal domestique vénéré : le chat.

Smiley inuit
Il faut gravir les 6 étages du Musée L, pour découvrir ce masque en os de baleine, associé aux peuples Inupiaq, les Inuits de la région de Point Hope en Alaska. Objet spirituel, d’une part, dont la fonction est de rendre visibles les esprits et de permettre son interaction avec les humains. D’autre part, objet rituel dicté en rêve aux chamanes et permettant l’incarnation temporaire de l’esprit lors de cérémonie chamanique.

Le « Tumi » qui trépane et qui protège
Les Incas s’y connaissaient bien en médecine. Plus particulièrement dans l’art de la trépanation, qui consiste à percer un trou dans la boîte crânienne. Pour effectuer cet acte chirurgical, les Incas utilisaient un couteau en cuivre ou en bronze à lame semi-circulaire. Surmontée d’un personnage, cet instruments était appelé Tumi. Un exemplaire est présenté au musée de la Médecine de l’ULB.

Des rayures venues du fond des âges
Figé dans la pierre depuis 48 millions d’années, le poisson-lune Mene rhombea, visible à l’Aquarium-Museum de l’ULiège, nous en dit long… grâce à ses rayures. Ce fossile, découvert à Monte Bolca, près de Vérone, en Italie, appartient à une lignée presque entièrement disparue. Aujourd’hui, un seul cousin lui survit : Mene maculata, un poisson tropical de l’Indopacifique.

Et la couleur fut !
En 1857, le physicien allemand Heinrich Geissler souffle un tube en verre qui porte aujourd’hui son nom. Ce tube contient un gaz tel que le néon ou l’argon, l’air ou encore les vapeurs de mercure et ses deux extrémités sont flanquées de fils de platine servant d’électrodes. Les deux fils de platine sont reliés à une machine électrostatique ou à une bobine à induction.

Des morts sous protection
Au musée de la Médecine à l’ULB, le Proche-Orient ancien est illustré à travers des objets relevant de pratiques magiques et religieuses. Entre momies et autres amulettes, un vase funéraire attire l’attention. Datant de la période saïte ( -VIIe — -VIe siècles avant notre ère), ce vase égyptien est orné de quatre visages de la déesse Hathor, réputée pour sa bienveillance envers les vivants, mais encore davantage envers les morts.

Les moulages du Parthénon : mémoire de l’Antiquité
Dans les réserves du Musée L, on peut découvrir des moulages du Parthénon et des célèbres cariatides de l’Érechthéion, des copies qui permettent de voir ces sculptures de près, à hauteur d’œil. Contrairement à ce que l’on imagine souvent, ces statues n’étaient pas toutes blanches : elles étaient à l’origine peintes de couleurs vives, comme beaucoup de monuments antiques ou d’églises anciennes.

Des automates dans les réserves du Musée L
Les réserves du Musée L conservent des objets du XIXᵉ siècle qui témoignent de la fascination de l’époque pour la mécanique et le mouvement : les automates. Ces pièces, souvent complexes et minutieusement conçues, étaient destinées à émerveiller et à surprendre le spectateur, mêlant ingéniosité technique et sens artistique.

Survivre dans l’aridité
La serre désertique du Monde des Plantes de l’Université de Liège est une invitation à explorer les milieux les plus arides de la planète. Elle rassemble une diversité d’espèces adaptées aux conditions extrêmes de régions telles que Madagascar, le désert d’Atacama au Chili, le Chihuahua au Mexique ou encore l’Afrique australe.

L’écorché en relief
Ce modèle d’écorché en relief, fabriqué entre 1870 et 1880, illustre la rencontre entre science et art au XIXᵉ siècle. Conçu par le médecin anatomiste Karl Ernst Bock et le sculpteur Franz Josef Steger, il se compose d’un plâtre polychrome peint à la main. Les artères sont en rouge, les veines en bleu, les nerfs en blanc, tandis que les muscles du visage, du crâne et du cou apparaissent en rouge foncé strié, indiquant le sens des fibres.

L’azurite : pigment et minerai
L’azurite, carbonate de cuivre d’un bleu profond (Cu₃(CO₃)₂(OH)₂), est l’un des minéraux les plus fascinants des collections du Musée de Minéralogie de l’ULB. Sa couleur intense, parfois presque électrique, attire immédiatement le regard et en fait une pièce spectaculaire dans une vitrine.

Pâquerette géante
La pâquerette n’est pas une fleur ! Comme la marguerite ou le tournesol, elle appartient à la famille des composées. La pâquerette est en réalité formée du rassemblement d'une multitude de toutes petites fleurs situées sur un même réceptacle (le capitule). Ainsi ce qu'on prend généralement pour un pétale chez la pâquerette ou le pissenlit est en fait une fleur complète avec des pétales soudés, des sépales, des étamines et un pistil. Les fleurs jaunes intérieures (ici plutôt vertes) produisent le nectar et le pollen, puis une petite graine une fois fécondée.

Un hiver bruxellois
Conservé dans les réserves du Musée L, Le kiosque en hiver (1966) est l’un des tableaux les plus sensibles de Micheline Boyadjian, artiste bruxelloise souvent rangée dans l’art naïf, une étiquette qu’elle n’aimait pas. On observe peu d’éléments sur le tableau, mais une atmosphère puissante s'en dégage : ciel blanc, arbres nus, solitude douce. Comme toujours chez Boyadjian, la simplicité apparente ouvre un espace de rêverie.