Trezoors | Les pépites des musées belges
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Des morts sous protection
Au musée de la Médecine à l’ULB, le Proche-Orient ancien est illustré à travers des objets relevant de pratiques magiques et religieuses. Entre momies et autres amulettes, un vase funéraire attire l’attention. Datant de la période saïte ( -VIIe — -VIe siècles avant notre ère), ce vase égyptien est orné de quatre visages de la déesse Hathor, réputée pour sa bienveillance envers les vivants, mais encore davantage envers les morts.
Le « Tumi » qui trépane et qui protège
Les Incas s’y connaissait bien en médecine. Plus particulièrement dans l’art de la trépanation, qui consiste à percer un trou dans la boîte crânienne. Pour effectuer cet acte chirurgical, les Incas utilisaient un couteau en cuivre ou en bronze à lame semi-circulaire. Surmontée d’un personnage, cet instruments était appelé Tumi. Un exemplaire est présenté au musée de la Médecine de l’ULB.
Des rayures venues du fond des âges
Figé dans la pierre depuis 48 millions d’années, le poisson-lune Mene rhombea, visible à l’Aquarium-Museum de l’ULiège, nous en dit long… grâce à ses rayures. Ce fossile, découvert à Monte Bolca, près de Vérone, en Italie, appartient à une lignée presque entièrement disparue. Aujourd’hui, un seul cousin lui survit : Mene maculata, un poisson tropical de l’Indopacifique.
Et la couleur fut !
En 1857, le physicien allemand Heinrich Geissler souffle un tube en verre qui porte aujourd’hui son nom. Ce tube contient un gaz tel que le néon ou l’argon, l’air ou encore les vapeurs de mercure et ses deux extrémités sont flanquées de fils de platine servant d’électrodes. Les deux fils de platine sont reliés à une machine électrostatique ou à une bobine à induction.
Les moulages du Parthénon : mémoire de l’Antiquité
Dans les réserves du Musée L, on peut découvrir des moulages du Parthénon et des célèbres cariatides de l’Érechthéion, des copies qui permettent de voir ces sculptures de près, à hauteur d’œil. Contrairement à ce que l’on imagine souvent, ces statues n’étaient pas toutes blanches : elles étaient à l’origine peintes de couleurs vives, comme beaucoup de monuments antiques ou d’églises anciennes.
Des automates dans les réserves du Musée L
Les réserves du Musée L conservent des objets du XIXᵉ siècle qui témoignent de la fascination de l’époque pour la mécanique et le mouvement : les automates. Ces pièces, souvent complexes et minutieusement conçues, étaient destinées à émerveiller et à surprendre le spectateur, mêlant ingéniosité technique et sens artistique.
Survivre dans l’aridité
La serre désertique du Monde des Plantes de l’Université de Liège est une invitation à explorer les milieux les plus arides de la planète. Elle rassemble une diversité d’espèces adaptées aux conditions extrêmes de régions telles que Madagascar, le désert d’Atacama au Chili, le Chihuahua au Mexique ou encore l’Afrique australe.
L’écorché en relief
Ce modèle d’écorché en relief, fabriqué entre 1870 et 1880, illustre la rencontre entre science et art au XIXᵉ siècle. Conçu par le médecin anatomiste Karl Ernst Bock et le sculpteur Franz Josef Steger, il se compose d’un plâtre polychrome peint à la main. Les artères sont en rouge, les veines en bleu, les nerfs en blanc, tandis que les muscles du visage, du crâne et du cou apparaissent en rouge foncé strié, indiquant le sens des fibres.
L’azurite : pigment et minerai
L’azurite, carbonate de cuivre d’un bleu profond (Cu₃(CO₃)₂(OH)₂), est l’un des minéraux les plus fascinants des collections du Musée de Minéralogie de l’ULB. Sa couleur intense, parfois presque électrique, attire immédiatement le regard et en fait une pièce spectaculaire dans une vitrine.
Pâquerette géante
La pâquerette n’est pas une fleur ! Comme la marguerite ou le tournesol, elle appartient à la famille des composées. La pâquerette est en réalité formée du rassemblement d'une multitude de toutes petites fleurs situées sur un même réceptacle (le capitule). Ainsi ce qu'on prend généralement pour un pétale chez la pâquerette ou le pissenlit est en fait une fleur complète avec des pétales soudés, des sépales, des étamines et un pistil. Les fleurs jaunes intérieures (ici plutôt vertes) produisent le nectar et le pollen, puis une petite graine une fois fécondée.
Un hiver bruxellois
Conservé dans les réserves du Musée L, Le kiosque en hiver (1966) est l’un des tableaux les plus sensibles de Micheline Boyadjian, artiste bruxelloise souvent rangée dans l’art naïf, une étiquette qu’elle n’aimait pas. On observe peu d’éléments sur le tableau, mais une atmosphère puissante s'en dégage : ciel blanc, arbres nus, solitude douce. Comme toujours chez Boyadjian, la simplicité apparente ouvre un espace de rêverie.
Un microscope ancien, une optique moderne
Au Jardin Botanique Jean Massart de l’ULB, un microscope du service de Jean Massart, daté des années 1870 et gravé “UB” pour Université de Bruxelles, attire le regard. Il illustre une époque où la microscopie reposait sur des systèmes optiques relativement simples, souvent composés de lentilles classiques.
Le Grand Renard Volant de Sumatra
Conservé à l’Aquarium-Muséum universitaire de Liège, ce spécimen illustre l’intérêt du 19ᵉ siècle pour l’étude des espèces exotiques. Il s’agit d’un Grand Renard volant (Pteropus vampyrus), l’une des plus grandes chauves-souris au monde, originaire d’Asie du Sud-Est, avec une envergure pouvant dépasser 1,5 mètre. Ce spécimen provient de Sumatra, région riche en biodiversité tropicale.
Jean Massart, un naturaliste en voyage
Si Jean Massart est surtout reconnu comme botaniste, ses nombreux voyages révèlent l’ampleur de son travail naturaliste, mené sur plusieurs continents. Les collections conservées aujourd’hui au Jardin botanique Jean Massart de l’ULB et au Musée de Zoologie témoignent encore de ces explorations et de la richesse des terrains qu’il a parcourus.
Le résonateur d’Oudin à l’exposition « Électrique ! »
Au MUMONS à Mons, le mystérieux résonateur d’Oudin attire les regards. Restauré avec soin, il est désormais visible dans l’exposition « Électrique ! », inaugurée cet été.
Le Thermomètre du pochard : mesurer l’ivresse au XIXᵉ siècle
En 1870, le dessinateur-lithographe Théo publie dans la presse satirique parisienne un petit bijou d’humour visuel : le Thermomètre du pochard. L’estampe, aujourd’hui conservée à la Bibliothèque universitaire Moretus-Plantin (BUMP) de l’UNamur, se présente comme un instrument pseudo-scientifique mesurant… les degrés d’ivresse.
La Berce du Caucase
Au Jardin des Plantes Médicinales de l’UCLouvain, une silhouette colossale attire l'attention : la Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum). Pouvant atteindre trois mètres, elle déploie ses larges ombelles blanches. On la croirait sortie d’un conte et pourtant, sa beauté cache un pouvoir redoutable.
Le dodo, géant disparu
Au Musée de Zoologie et d’Anthropologie de l’ULB, un crâne de dodo veille silencieusement dans sa vitrine. Il semble presque imaginaire, et pourtant, cet oiseau a bel et bien existé. Originaire de l’île Maurice, Raphus cucullatus était un grand pigeon terrestre, incapable de voler, qui s’est éteint moins d’un siècle après l’arrivée des Européens.
Léonard de Vinci, le corps comme chef-d’œuvre
Au Musée de la Médecine de l’ULB, une statue de Léonard de Vinci rend hommage à un esprit universel, à la fois artiste, philosophe, ingénieur et anatomiste. On connaît le peintre de La Joconde ou de La Cène, mais on oublie souvent l’homme qui passait des nuits entières à disséquer des corps pour comprendre la mécanique du vivant.
Le Soleil enraciné
Quand l’été s’installe, le millepertuis à grandes fleurs fleurit sur les talus et dans les jardins, comme au Jardin Botanique Jean Massart de l'Université Libre de Bruxelles. Ses corolles jaunes éclatent comme des étincelles, hérissées d’étamines dorées.
Une déesse au cœur du Sart Tilman
Au détour d’un sentier du Sart Tilman, une silhouette de bronze semble émerger du paysage. Niobé ou le Printemps, œuvre de George Grard, s’inscrit dans la continuité du dialogue entre art, nature et émotion humaine.
L'art qui pendait à la ceinture
Les netsuke, petites sculptures japonaises aux détails impressionnants, sont bien plus que de simples bibelots. Témoins d’une époque, ils incarnent la fusion unique de l’art, de la mode et de la culture quotidienne du Japon de l’époque Edo (1603–1868).
Koala et Eucalyptus, une alliance toxique
À l’Observatoire du Monde des Plantes de l'ULiège, un parcours consacré aux interactions et à la coévolution entre animaux et végétaux est proposé au fil de la découverte des quatre serres.
Mazarin en estampe à Namur
Parmi les trésors de la réserve précieuse de la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin (BUMP) de l’Université de Namur se trouve le fonds Julien Valentin. Constitué de plusieurs fardes, il rassemble majoritairement des estampes issues de la collection d’un ancien professeur d’histoire de l’art. On y trouve notamment de nombreux portraits gravés.