Trezoors | Les pépites des musées belges
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Au troisième trou, il sera…
Cet assemblage de plaques inclinées et mobiles est un torquetum. Inventé à l’époque médiévale, le torquetum est un instrument astronomique. Celui-ci date de 1720 et est configuré pour donner l’heure solaire avec précision pour une période de 30 ans. Pourquoi 30 ans ? L’utilisation des cycles solaires et des cycles lunaires limitent la précision dans le temps. Au-delà d’une certaine période, les erreurs deviennent trop importantes.

Rhinocéros… ou pas
Ce bronze d’André Eijberg du jardin des sculptures de l’UCLouvain n’a rien à voir avec un rhino. Il porte le nom d’Océane, une vision synthétique, toute en volupté et courbe du corps de la femme. Ce corps « unique et souverain » auquel il n’a eu de cesse de rendre hommage durant toute sa carrière

Ça pue !
Derrière ces cristaux jaunes de soufre sélénié en provenance de Sicile, que l’on peut observer au musée de Minéralogie de l’ULB, se cache une réalité assez sombre. Jusque dans les années 1970, le souffre sicilien représentait près de 80% de la production mondiale. Bien avant le pétrole, le soufre faisait tourner le monde : armes, engrais, médecine, conservation, vin, allumette, etc.

De la jungle à l’hôpital
Ce qui ressemble à un fétu de bois inoffensif est en réalité une arme redoutable : des fléchettes dont l’extrémité est enduite de curare. Le curare est une substance extraite notamment de lianes de Strychnos toxifera, utilisée pour la chasse depuis des siècles par les autochtones amazoniens.

La quadrature du cercle
Dressée sur une butte, voici une oeuvre monumentale à caractère architecturale de l’artiste belge Philippe Jaques. Son travail tourne autour de la matière, du geste, de l’espace et du temps.

Ni pin ni fougère
Entre deux serres du domaine de Laeken se dressent des arbres qui ont traversé les millénaires et que l’on pensait disparus. Erronément appelé « pin », Wollemia nobilis appartient à la famille des Araucariaceae et non des Pinaceae.

Presque un ananas
Cet enchevêtrement de filaments gris est loin de faire penser à une plante, encore moins à un ananas. Et pourtant, Tillandsia usneoides est une plante à fleurs minuscules de la famille des broméliacées, tout comme l’ananas.

C’est Byzance !
Au vu de cette noisette petite et coriace on ne peut s'exclamer la célèbre phrase signe d'abondance. Il faut d’excellentes dents et donc être écureuils pour la déguster. L’involucre, la membrane qui l’entoure, a la particularité d’être assez épais et élégamment frisotté.

Un drôle d’animal
Mammifère ou végétal ? Ces poils ont tout de la fourrure de l’Orang-Outan. Mais il est très peu probable de rencontrer ce primate dans les serres de Laeken. A bien y regarder, il s’agit d’un végétal et plus précisément de Cibotium regale, une fougère arborescente du Mexique.

Des oranges autrichiennes
Une des salles les plus connues des serres de Laeken est la fameuse orangerie avec ces specimens en pots depuis 280 ans ! Et 280 ans c’est bien plus vieux que la Belgique. Même si Léopold II a beaucoup voyagé pour ramener des variétés du monde entier, il n’avait pas le don de voyager dans le temps.

Du vert dans du verre
Dans un parc de 194 hectares au cœur de Bruxelles se cache une cité de métal et de verre pensée par l’architecte Alphonse Balat, l’un des précurseurs du style Art Nouveau. Plus connue sous le nom des serres de Laeken, cette innovation spectaculaire couvre une surface de 1,5 hectares. 15 000 m2 de fleurs et de plantes de tout pays.

Chiquer c’est chic
Avec un peu d’attention, on remarque, sur le côté droit de la bouche de la statuette, une petite protubérance. Ce n’est en aucun cas un défaut de fabrication, mais la représentation de la boulette de feuilles de coca, mâchées encore aujourd’hui par la population des Andes. En plus de certains bienfaits pour la santé, la coca avait, et a toujours, un rôle central dans la structuration des relations sociales et les rituels.

A bicyclette
Une jeune fille au torse étiré fait du vélo, un moment suspendu immortalisé par Koenraad Tinel. Sculpteur belge contemporain figuratif, Tinel a profondément été marqué par la collaboration de son père avec l’Allemagne nazie.

Blanc par erreur
La République Démocratique du Congo compte de nombreuses communautés. Chacune se caractérise par des masques au style reconnaissable.

En une seule ligne
La Sainte Face est considérée comme le chef-d’œuvre de Claude Mellan, peintre graveur français du 17esiècle. Ce n’est pas le sujet qui le rend exceptionel mais sa technique : cette gravure est réalisée en « taille unique ». Elle est formée d’un seul trait d’une longueur de 150 mètres. Elle part de l’extrémité du nez et se déployant en spirale vers l’extérieur. Une prouesse technique en gravure, où l’on taille une image sur une planche de cuivre à l’aide d’un burin.

Le surfeur argenté
Gudmundur Gudmundsson dit Erró est un peintre islandais né en 1934. Il est le cofondateur du mouvement pictural de la « figuration narrative ». Ce mouvement artistique des années 60 est marqué par un retour à la figuration en opposition à l’abstraction. Son univers se réfère aux Comics books et la vision typée qu’ils livrent de l’Amérique. Erró utilise principalement de la peinture glycérophtalique. Elle donne à l’ensemble de ses œuvres un aspect net et brillant comparable à une image imprimée de Comics.

Z comme Zograscope
Au 18e siècle, regarder une image à travers un zograscope équivalait à aller voir un film au cinéma. Le zograscope est un instrument d’optique sur pied. Il est comporte une lentille grossissante montée dans un cadre rectangulaire et un miroir inclinable. Ce miroir renvoie le reflet de l’image posée au pied du zograscope. Il s’agit le plus souvent des paysages urbains.

De mjw à chat
Qu’ont en commun une chouette, un plumet de roseau et un poussin de caille ? Ils formaient en hiéroglyphe le mot « mjw » vocalisé « miou » et utilisé par les anciens Egyptiens pour désigner leur animal domestique vénéré : le chat.

Smiley inuit
Il faut gravir les 6 étages du Musée L, pour découvrir ce masque en os de baleine, associé aux peuples Inupiaq, les Inuits de la région de Point Hope en Alaska. Objet spirituel, d’une part, dont la fonction est de rendre visibles les esprits et de permettre son interaction avec les humains. D’autre part, objet rituel dicté en rêve aux chamanes et permettant l’incarnation temporaire de l’esprit lors de cérémonie chamanique.

Le « Tumi » qui trépane et qui protège
Les Incas s’y connaissaient bien en médecine. Plus particulièrement dans l’art de la trépanation, qui consiste à percer un trou dans la boîte crânienne. Pour effectuer cet acte chirurgical, les Incas utilisaient un couteau en cuivre ou en bronze à lame semi-circulaire. Surmontée d’un personnage, cet instruments était appelé Tumi. Un exemplaire est présenté au musée de la Médecine de l’ULB.

Des rayures venues du fond des âges
Figé dans la pierre depuis 48 millions d’années, le poisson-lune Mene rhombea, visible à l’Aquarium-Museum de l’ULiège, nous en dit long… grâce à ses rayures. Ce fossile, découvert à Monte Bolca, près de Vérone, en Italie, appartient à une lignée presque entièrement disparue. Aujourd’hui, un seul cousin lui survit : Mene maculata, un poisson tropical de l’Indopacifique.

Et la couleur fut !
En 1857, le physicien allemand Heinrich Geissler souffle un tube en verre qui porte aujourd’hui son nom. Ce tube contient un gaz tel que le néon ou l’argon, l’air ou encore les vapeurs de mercure et ses deux extrémités sont flanquées de fils de platine servant d’électrodes. Les deux fils de platine sont reliés à une machine électrostatique ou à une bobine à induction.

Des morts sous protection
Au musée de la Médecine à l’ULB, le Proche-Orient ancien est illustré à travers des objets relevant de pratiques magiques et religieuses. Entre momies et autres amulettes, un vase funéraire attire l’attention. Datant de la période saïte ( -VIIe — -VIe siècles avant notre ère), ce vase égyptien est orné de quatre visages de la déesse Hathor, réputée pour sa bienveillance envers les vivants, mais encore davantage envers les morts.

Les moulages du Parthénon : mémoire de l’Antiquité
Dans les réserves du Musée L, on peut découvrir des moulages du Parthénon et des célèbres cariatides de l’Érechthéion, des copies qui permettent de voir ces sculptures de près, à hauteur d’œil. Contrairement à ce que l’on imagine souvent, ces statues n’étaient pas toutes blanches : elles étaient à l’origine peintes de couleurs vives, comme beaucoup de monuments antiques ou d’églises anciennes.